Tuning, vous avez dit tuning ?

La majorité des français considèrent encore les 200 000 adeptes de tuning comme des « beaufs » ou des « jacky » qui se retrouvent le wek-end sur de vastes parkings de supermarché pour comparer la largeur de leurs jantes alu, la puissance de leur sound-system ou la sonorité de leur nouvel échappement inox. Certes ce cliché est partiellement vérifiable mais les vrais passionnés vous diront que c’est bien plus que ça et qu’il s’agit d’un vrai mode de vie. Nous vous proposons donc d’éclairer votre lanterne sur cette activité qui connaît un véritable boom en France et en Europe. La preuve en est Playmobil qui met à disposition de nos chères têtes blondes un pack voiture avec atelier tuning comprenant : jantes, enjoliveurs, bas de caisses et d’autres nombreux accessoires pour automobiles.

Et si nous étions tous des tuners?

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Pour mieux comprendre, une définition s’impose. Le tuning, signifie apporter des modifications à un véhicule de série, une voiture, un deux roues (moto, vélo, scooter)… Ces transformations ont pour objectif d’en améliorer la performance ou sa personnalisation que ce soit intérieure ou extérieure. Mais comment cela se matérialise t-il ? Tout bonnement par l’installation d’accessoires, de jantes, d’échappements, de pièces mécaniques ou électroniques ou des systèmes multimédias.  Ne cherchez pas à vous voiler la face, le tuning s’est déjà infiltré chez vous lorsque vous avez branché pour la première fois votre GPS ou installé des lecteurs DVD à l’arrière pour que les enfants se tiennent tranquilles. Démonstration en chiffres : 60% du chiffre d’affaire réalisé par l’industrie du tuning est composé de l’achat d’équipements électroniques embarqués (GPS, bluetooth, DVD), Les jantes et pneus spécialisés représentent 17% et un petit 7% concerne les châssis et pièces de moteur. De quoi se poser des questions!

Et d’où ça vient d’abord le tuning ?

Comme dans bien des domaines, les États-Unis sont les pionniers du genre. En effet, le tuning y a vu le jour dans les années 1930 avec un style nommé Hot Rod. Ce mouvement consiste à modifier le moteur et le poids des Ford 32 et 33 pour gagner des courses sur le Main Street.  Les tendances vont ensuite s’enchaîner et s’affronter. Le Hot Rod va évoluer vers le Kustom qui voit apparaître du chrome sur les calandres et les pare-chocs des voitures d’après guerre jusqu’à 1965. Par la suite, des projets sur Ford Mustang montées de jantes astronomiques, avec une mécanique, des suspensions et des freins étudiés dans les moindres détails font fureurs. C’est l’époque du Pro-Touring. En parallèle, les Latino-Américains de la « West Coast » font naître une vraie révolution avec le Lowriding, il s’agit de voitures des années 70 à 90 possédant des suspension hydrauliques et des peintures atypiques. Une véritable culture est née et favorisera le « PaintStripping ». Le Sud Est voit quant à lui s’installer peu à peu le Donk style qui consiste à installer des jantes et des pneus aux tailles improbables sur des modèles des années 70 à 90. Le Dub fait sa place par la suite en initiant le tuning haut de gamme. Le concept repose sur la customisation de voitures haut de gamme avec des équipements de luxe. Plus proche de nous, en 2007 le Rétro build fait son apparition. Le principe est simple, vous prenez une muscle car nouvelle génération et vous lui donnez des airs old school.

En Europe : Chacun son style

L’Europe interprète à sa manière l’ensemble des mouvements en provenance de chez l’oncle Sam. L’Allemagne de manière générale opte pour la sobriété avec un travail concentré sur la carrosserie et le moteur tandis que l’Espagne choisira un tuning plus exubérant avec des formes arrondies et des peintures très crillardes. En France, on n’hésite pas à s’inspirer de tous ces principes.

Votre lanterne ainsi éclairée, vous ne vous cognerez plus aux a priori et peut être serez vous tenté d’aller plus loin qu’un simple GPS. Des jantes alu sont dans ce cas un bon départ !